La crise de Manchester United pourrait désormais gagner les plus hautes sphères du club. Selon plusieurs informations de presse, la famille Glazer, toujours actionnaire majoritaire des Red Devils, serait profondément mécontente de la gestion sportive de Sir Jim Ratcliffe et de son groupe INEOS. Après un début de saison 2026-2027 catastrophique, les relations entre les deux parties seraient de plus en plus tendues. Aucun affrontement officiel ni projet de rupture n’a toutefois été annoncé.
Les Glazer remettraient en question le projet INEOS
Lorsque Jim Ratcliffe est entré au capital de Manchester United en 2024, l’objectif était de relancer un club en difficulté depuis plusieurs saisons. Le milliardaire britannique a obtenu le contrôle des opérations footballistiques à travers INEOS, tandis que la famille Glazer conservait la majorité du capital.
Deux ans plus tard, les résultats ne répondent pas aux ambitions affichées. Manchester United traverse une période particulièrement difficile, avec huit rencontres consécutives sans victoire toutes compétitions confondues et un seul succès en Premier League depuis le début de l’exercice.
Cette situation provoquerait une vive frustration chez les propriétaires américains. D’après des informations attribuées à des proches de la famille Glazer, ceux-ci estimeraient que les changements entrepris sous la direction de Ratcliffe n’ont pas produit les améliorations attendues. Certains choix organisationnels seraient même considérés comme responsables d’un affaiblissement du club.
Ces critiques restent néanmoins rapportées par des sources anonymes. Ni la famille Glazer ni Jim Ratcliffe n’ont officiellement confirmé l’existence d’un conflit ouvert.
Une situation sportive qui fragilise la direction
La mauvaise dynamique de Manchester United constitue le principal motif d’inquiétude. Avec seulement sept points après huit journées de Premier League, le club occupe la 16e place du championnat et se retrouve dangereusement proche de la zone de relégation.
La récente défaite à domicile contre Bournemouth, le 25 octobre, a encore accentué la pression. Michael Carrick, chargé de diriger l’équipe première, doit trouver rapidement des solutions pour stopper cette série négative.
Au-delà des résultats, c’est l’ensemble du fonctionnement sportif qui fait débat. Le recrutement, les décisions de la direction et la capacité du club à retrouver une stabilité durable sont désormais examinés avec une attention particulière.
Pour Ratcliffe, la difficulté est double : il doit répondre aux attentes des supporters tout en démontrant aux actionnaires majoritaires que son projet reste capable de remettre Manchester United au premier plan.
La question de la vente du club pourrait revenir
Les tensions supposées interviennent également dans un contexte financier sensible. La famille Glazer conserve un rôle décisif dans l’avenir capitalistique de Manchester United, malgré la participation minoritaire de Ratcliffe, qui aurait atteint environ 28 %.
Les accords conclus lors de l’entrée d’INEOS au capital comportent des dispositions encadrant une éventuelle vente complète du club. Certaines de ces clauses pourraient évoluer en février 2027, notamment concernant les conditions financières auxquelles une cession pourrait intervenir.
Cette perspective alimente les interrogations sur la solidité du partenariat entre les deux actionnaires. Elle ne signifie cependant pas qu’une vente soit engagée ou qu’une séparation ait été décidée. À ce stade, aucune opération de cette nature n’a été officiellement annoncée.
Le déplacement à Chelsea, premier rendez-vous décisif
Dans l’immédiat, Manchester United doit surtout retrouver des résultats sur le terrain. Les Red Devils se déplacent à Stamford Bridge pour affronter Chelsea le samedi 31 octobre 2026, lors d’une nouvelle journée de Premier League.
Cette rencontre représente un rendez-vous important pour Michael Carrick et son groupe. Un résultat positif pourrait apporter un premier soulagement après plusieurs semaines compliquées. À l’inverse, une nouvelle contre-performance renforcerait les critiques visant la gestion sportive du club.
Le malaise supposé entre les Glazer et Ratcliffe illustre surtout les conséquences d’une crise sportive qui dépasse désormais le seul vestiaire. Manchester United doit retrouver de la cohérence dans ses performances, mais aussi restaurer la confiance autour de son projet. Sans amélioration rapide, les interrogations sur sa gouvernance risquent de prendre encore davantage de place.