La défaite de Manchester City contre Brighton (1-0) continue de faire parler, et une décision arbitrale prise avant la pause concentre désormais les critiques. Keith Hackett, ancien responsable de l’arbitrage anglais et ex-arbitre international, estime que les Citizens auraient dû bénéficier d’un penalty après une main de Luka Vuskovic dans la surface. Une intervention qui relance le débat sur l’utilisation de la VAR, alors que Manchester City traverse une période compliquée en Premier League.

Une main de Vuskovic qui fait polémique

L’action litigieuse intervient quelques minutes avant la mi-temps. Sur une tête de Diego Gomez, le ballon vient heurter le bras écarté de Luka Vuskovic dans la surface de réparation de Brighton. Plusieurs joueurs de Manchester City réclament immédiatement un penalty, mais Craig Pawson laisse le jeu se poursuivre. L’assistance vidéo, dirigée par John Brooks, ne recommande pas non plus à l’arbitre de consulter les images au bord du terrain.

Pour Keith Hackett, cette décision est difficile à comprendre. L’ancien patron de la Professional Game Match Officials Limited (PGMOL) considère que le défenseur croate avait suffisamment de temps pour retirer son bras. Selon son analyse, cette position augmentait artificiellement la surface de son corps et justifiait un penalty pour Manchester City.

Son intervention remet au centre des discussions une question récurrente en Premier League : à partir de quel moment une position du bras constitue-t-elle une infraction sanctionnable ? L’appréciation de l’arbitre reste déterminante, mais les images et les commentaires d’anciens officiels alimentent inévitablement la controverse.

Une décision qui ne doit pas masquer les difficultés offensives de City

Manchester City ne peut toutefois pas expliquer toute sa défaite par cette seule action. Brighton avait déjà pris l’avantage dès la 11e minute grâce à Yasin Ayari, après une intervention de Maxim De Cuyper dans la construction de l’action. Les joueurs de Pep Guardiola ont ensuite multiplié les tentatives sans parvenir à tromper Bart Verbruggen.

Les Citizens ont terminé la rencontre avec 21 tirs, dont sept ont été repoussés par le gardien de Brighton. Les occasions n’ont donc pas manqué, mais le manque d’efficacité a pesé lourd dans le résultat. Cette analyse rejoint les difficultés collectives déjà évoquées après cette rencontre, notamment dans le bilan de la défaite de Manchester City face à Brighton.

Le revers intervient également après une précédente défaite contre Aston Villa. Deux résultats consécutifs qui compliquent la dynamique mancunienne et donnent davantage de poids aux interrogations autour de l’équilibre de l’équipe. Le contenu de la rencontre contre Brighton, déjà marqué par les performances individuelles contrastées, avait aussi mis en lumière les difficultés de plusieurs cadres, comme le souligne notre analyse des prestations de Manchester City.

La VAR de nouveau au centre des débats

La polémique est d’autant plus sensible que Manchester City avait également bénéficié d’une décision arbitrale contestée en septembre, lorsque le but décisif d’Erling Haaland contre Manchester United avait été validé après intervention de la VAR. Cette fois, les Citizens estiment avoir subi une décision défavorable dans une situation comparablement discutée.

Il convient néanmoins de distinguer l’avis de Keith Hackett d’une décision officielle de la Premier League. Son analyse constitue une prise de position argumentée d’un ancien responsable de l’arbitrage, mais ne représente pas une reconnaissance institutionnelle d’une erreur par les instances anglaises.

Pour Manchester City, le constat sportif reste le même : une nouvelle défaite et des points perdus dans la course aux premières places. La décision sur la main de Vuskovic continuera probablement d’alimenter les discussions, mais les Citizens devront surtout retrouver leur efficacité offensive pour éviter que cette mauvaise série ne s’installe durablement.