Gianni Infantino fait face à une nouvelle controverse aux États-Unis. Le président de la FIFA est accusé, dans une enquête de presse publiée le 3 novembre 2026, d’avoir sollicité des contacts politiques proches de l’administration de Donald Trump pour faciliter l’obtention d’une autorisation de travail pour une employée de maison à Miami. Ces accusations, contestées par la FIFA, surviennent alors que les relations entre l’instance mondiale et l’UEFA traversent une période de fortes tensions.

Une autorisation de travail au cœur des accusations

L’affaire concerne Yajarlin del Socorro Fernandez, une ressortissante nicaraguayenne qui travaillait au domicile de la famille Infantino, en Floride. Selon les informations publiées par la presse américaine, son autorisation de séjour et de travail aurait été révoquée en juin 2025, après la suppression par l’administration Trump d’un programme humanitaire concernant plusieurs pays d’Amérique centrale.

Malgré cette décision, l’employée serait restée plusieurs mois sur les registres du personnel de FIFA Americas. Des documents présentés par les enquêteurs indiqueraient que son contrat s’est poursuivi jusqu’en octobre 2025, alors que son autorisation de travail n’était plus valide.

Gianni Infantino aurait ensuite sollicité Carlos Cordeiro, ancien président de la Fédération américaine de football et conseiller associé aux préparatifs de la Coupe du monde, afin de faciliter ses démarches auprès des autorités américaines. Une nouvelle autorisation de travail de catégorie C11 aurait été délivrée en janvier 2026.

Les enquêteurs évoquent également une adresse de résidence potentiellement inexacte dans les documents administratifs de l’employée. Ces éléments restent des allégations rapportées par la presse et ne constituent pas, à ce stade, une démonstration judiciaire d’une infraction commise par le président de la FIFA.

La FIFA conteste les accusations

Face à ces révélations, la FIFA a contesté les accusations concernant ses pratiques d’emploi. L’organisation affirme vérifier les autorisations de travail de son personnel aux États-Unis et soutient que Gianni Infantino prend personnellement en charge les dépenses liées à ses employés domestiques.

L’instance dénonce également la divulgation d’informations privées concernant une employée et sa situation administrative. La controverse porte désormais autant sur les conditions de son emploi que sur l’éventuelle intervention de relations politiques dans une procédure d’immigration.

Des tensions persistantes entre la FIFA et l’UEFA

Cette affaire intervient dans un contexte déjà délicat pour Gianni Infantino. L’UEFA réclame davantage de transparence sur plusieurs décisions prises au sommet du football mondial, notamment un projet abandonné d’ouverture du capital d’activités commerciales liées à la Coupe du monde à des investisseurs privés.

Les responsables européens souhaitent également obtenir des documents concernant l’attribution d’un prix de la paix de la FIFA à Donald Trump et l’intervention d’Infantino dans un dossier disciplinaire impliquant l’international américain Folarin Balogun.

La FIFA a proposé aux membres de son conseil de consulter certains documents à Zurich, sous des conditions restrictives. Cette solution ne répond toutefois pas entièrement aux demandes de transparence formulées par les représentants européens.

Une polémique à quelques mois de l’élection présidentielle

Le calendrier ajoute une dimension politique à cette controverse. La prochaine élection à la présidence de la FIFA est prévue en mars 2027, lors du 77e congrès de l’organisation à Rabat, au Maroc.

L’ancien défenseur suisse Ramon Vega a déjà annoncé son intention de se présenter face à Gianni Infantino. De son côté, l’UEFA dispose d’un délai limité pour faire émerger une éventuelle candidature concurrente.

Pour le dirigeant de la FIFA, cette nouvelle affaire soulève des interrogations sur les relations entre football et pouvoir politique, ainsi que sur la gouvernance de l’organisation. La portée des accusations concernant l’employée de maison dépendra néanmoins des éléments supplémentaires qui pourraient être rendus publics et des éventuelles conclusions des autorités compétentes.