Gianni Infantino aura-t-il un véritable adversaire lors de la prochaine élection présidentielle de la FIFA ? Kozo Tashima, ancien président de la Fédération japonaise de football (JFA), a annoncé ce jeudi 5 novembre 2026 son intention de briguer la tête de l’instance mondiale. Soutenu par sa fédération nationale, le dirigeant japonais de 68 ans entend défendre une gouvernance plus transparente et une répartition plus équitable des ressources du football. Sa candidature intervient dans un contexte de tensions entre Infantino et l’UEFA, même si le soutien officiel de cette dernière à Tashima n’est pas confirmé.
Kozo Tashima veut proposer une alternative à Infantino
Président de la Fédération japonaise de 2016 à 2024 et membre du Conseil de la FIFA depuis 2015, Kozo Tashima connaît les rouages du football international. Son expérience et ses relations au sein des différentes confédérations pourraient constituer des atouts dans une campagne face au président sortant.
Le Japonais estime qu’une nouvelle élection sans opposition crédible serait préjudiciable au fonctionnement démocratique de la FIFA. Il souhaite notamment renforcer la transparence des décisions et associer davantage les 211 fédérations membres aux discussions concernant la distribution des revenus du football mondial.
Son projet repose également sur les valeurs d’intégrité, d’équité et de responsabilité qu’il entend promouvoir à travers sa candidature. Il affirme vouloir contribuer à une évolution du fonctionnement de l’organisation, indépendamment de ses chances de victoire.
L’UEFA pourrait jouer un rôle décisif
L’arrivée de Tashima dans la course intervient alors que les relations entre l’UEFA et Gianni Infantino se sont nettement dégradées. Le projet controversé visant à ouvrir une partie des intérêts commerciaux de la FIFA à des investisseurs privés a notamment provoqué de fortes critiques de la part des responsables européens.
L’UEFA cherche depuis plusieurs mois une alternative à la présidence actuelle. Dans ce contexte, la candidature d’un dirigeant asiatique pourrait faciliter la constitution d’une coalition dépassant les frontières européennes. Des échanges entre Tashima et des représentants du football européen sont évoqués, mais cela ne constitue pas une investiture officielle de l’UEFA.
La capacité du Japonais à rassembler des soutiens dans plusieurs confédérations sera donc déterminante. Un candidat bénéficiant d’appuis européens et asiatiques pourrait modifier les équilibres électoraux, sans garantir pour autant une victoire face au président sortant.
Une candidature qui divise potentiellement le football asiatique
La situation est particulièrement intéressante en Asie. Le président de la Confédération asiatique de football, Salman bin Ibrahim Al-Khalifa, a récemment apporté son soutien à Gianni Infantino. Kozo Tashima pourrait néanmoins convaincre certaines fédérations asiatiques de défendre une autre orientation.
Infantino conserve des soutiens importants dans plusieurs régions du monde et reste le favori de cette élection. Sa présence à la tête de la FIFA depuis 2016 lui assure une connaissance approfondie des rapports de force entre les associations membres.
La candidature de Tashima n’est d’ailleurs pas la seule annoncée. Ramon Vega, ancien défenseur international suisse passé par Tottenham, a également exprimé son intention de se présenter. Pour chacun des prétendants, le premier défi consiste à réunir les parrainages nécessaires.
Rendez-vous le 18 novembre pour les candidatures
Les candidats doivent obtenir le soutien d’au moins cinq fédérations nationales et déposer leur dossier avant le 18 novembre 2026. Ils devront également satisfaire aux conditions d’éligibilité prévues par la FIFA.
L’élection présidentielle est programmée le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. Gianni Infantino y briguera un quatrième mandat, avec un objectif clair : conserver la confiance d’une majorité des 211 associations membres.
D’ici là, l’enjeu pour Kozo Tashima sera de transformer sa déclaration d’intention en candidature officiellement recevable, puis de convaincre suffisamment de fédérations pour rendre le scrutin réellement disputé. Son entrée dans la course ouvre un débat sur la gouvernance du football mondial, mais le rapport de force demeure pour l’instant favorable au président sortant.