Manchester City pourrait faire face à une nouvelle bataille juridique. Après la décision de la commission indépendante le reconnaissant coupable de 114 infractions aux règles financières de la Premier League, plusieurs dirigeants de clubs anglais souhaitent désormais examiner ses comptes pour les saisons postérieures à 2018. Cette demande divise toutefois les responsables du championnat, alors que les sanctions de la première procédure restent à déterminer et que City conteste le verdict en appel.

Pourquoi certains clubs veulent une deuxième enquête

La première procédure concernait principalement des faits survenus entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018. Dans sa décision rendue publique le 29 septembre 2026, la commission indépendante a notamment retenu des montages contractuels ayant permis de présenter de manière trompeuse certains revenus commerciaux et de réduire artificiellement les coûts déclarés.

Ces conclusions alimentent désormais les interrogations de plusieurs dirigeants de Premier League. Selon les informations rapportées dans la presse britannique, certains estiment nécessaire de vérifier si les pratiques sanctionnées ont effectivement cessé après 2018. Les relations commerciales entre Manchester City et certains sponsors liés à ses propriétaires figurent au centre de leurs préoccupations.

Pour ces responsables, limiter l’examen aux saisons déjà jugées laisserait sans réponse une question essentielle : les exercices financiers suivants ont-ils été conduits dans le respect des règlements ? À ce stade, aucune nouvelle infraction concernant cette période n’a été établie dans le cadre d’une seconde procédure.

Une Premier League divisée sur la marche à suivre

La perspective d’une nouvelle enquête ne fait pas l’unanimité. Certains dirigeants souhaitent approfondir les investigations afin de préserver la crédibilité des règles financières. D’autres redoutent une nouvelle confrontation juridique particulièrement longue, susceptible de prolonger les tensions entre les clubs et les instances du football anglais.

La question des preuves constitue également un obstacle important. La première affaire s’appuyait notamment sur des courriels divulgués en 2018. Réunir des éléments comparables pour les saisons suivantes pourrait se révéler difficile.

La menace d’une nouvelle procédure pourrait aussi devenir un moyen de pression dans les discussions entourant les conséquences du premier verdict. Cette hypothèse ne signifie cependant ni qu’une enquête supplémentaire a été officiellement ouverte, ni que de nouvelles accusations seront nécessairement formulées.

Manchester City conteste toujours le premier verdict

Le club anglais a officiellement engagé un recours contre les conclusions de la commission indépendante. Manchester City rejette les accusations retenues et affirme disposer d’éléments permettant de défendre sa position.

La question des sanctions demeure distincte de celle de l’appel. Une amende, un retrait de points ou des mesures sportives plus lourdes font partie des possibilités évoquées, mais aucune sanction définitive ne peut être présentée comme acquise à ce stade.

Une éventuelle seconde enquête concernerait une période particulièrement importante de l’histoire récente du club, marquée par les nombreux titres remportés sous Pep Guardiola. Pour les dirigeants favorables à de nouvelles investigations, l’enjeu dépasse donc le seul cas de Manchester City : il concerne également l’application des règles financières à l’ensemble des participants au championnat.

La Premier League se retrouve ainsi devant un choix délicat. Elle doit mener à son terme la procédure actuelle tout en faisant face aux demandes de clubs qui souhaitent étendre les vérifications. Pour l’instant, la priorité reste l’issue de l’appel et la détermination des sanctions éventuelles, tandis que l’ouverture d’une nouvelle enquête demeure une possibilité débattue, et non une décision officielle.