Arsène Wenger pourrait devenir l’un des principaux adversaires de Gianni Infantino lors de la prochaine élection présidentielle de la FIFA. L’ancien entraîneur d’Arsenal est au centre de discussions visant à convaincre le Français de se présenter en mars 2027 à Rabat, au Maroc. Alors que plusieurs responsables du football souhaitent un changement à la tête de l’instance mondiale, Wenger n’a pas encore officialisé sa décision.

Wenger, un candidat de poids pour contester Infantino

Le nom d’Arsène Wenger circule avec insistance dans les discussions autour de la succession de Gianni Infantino. À 77 ans, le Français possède une expérience considérable du football international, acquise notamment durant ses nombreuses années sur le banc d’Arsenal. Depuis 2019, il occupe également le poste de directeur du développement du football mondial à la FIFA.

Son profil présente plusieurs avantages pour les opposants à l’actuel président. Sa notoriété dépasse largement les frontières européennes et son réseau de relations dans le football international, notamment en Afrique et en Asie, pourrait lui permettre de fédérer différentes associations nationales. Sa position en dehors des structures dirigeantes de l’UEFA constitue également un argument pour ceux qui souhaitent proposer une alternative à Infantino.

Plusieurs personnalités travailleraient ainsi en coulisses pour convaincre Wenger de franchir le pas. Selon les informations relayées autour de cette possible candidature, le Français pourrait prendre position dès la mi-novembre, après une série de rencontres avec des responsables favorables à sa venue dans la course.

Une élection sous tension pour Gianni Infantino

Le président sortant entend briguer un nouveau mandat, mais sa gouvernance fait l’objet de contestations. Les critiques se sont notamment intensifiées après les débats autour d’un projet permettant à des investisseurs privés de prendre des participations dans une structure commerciale liée aux activités de la FIFA. L’abandon de cette initiative a renforcé les interrogations sur la direction prise par l’organisation.

La concurrence commence également à se préciser. Kozo Tashima, président d’honneur de la Fédération japonaise de football et ancien membre de son comité exécutif, a annoncé son intention de briguer la présidence. Il rejoint ainsi Ramon Vega, ancien défenseur de Tottenham, qui a lui aussi manifesté son ambition de se présenter. Ces candidatures devront toutefois satisfaire aux conditions nécessaires pour accéder au scrutin.

Le compte à rebours est lancé avant le scrutin de Rabat

La prochaine élection présidentielle de la FIFA est programmée le 18 mars 2027, à l’occasion du 77e Congrès de l’organisation, à Rabat. Pour être officiellement candidat, chaque prétendant doit notamment obtenir le soutien d’au moins cinq associations membres parmi les 211 fédérations affiliées à la FIFA. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre 2026.

Le calendrier laisse donc peu de temps à Arsène Wenger pour arrêter sa position. Son éventuelle entrée dans la course pourrait profondément modifier le rapport de forces et offrir aux opposants à Infantino une personnalité reconnue à l’échelle mondiale. Mais tant que l’ancien technicien français n’aura pas annoncé officiellement sa candidature, cette perspective restera au stade des discussions.

Pour Infantino, l’enjeu sera de conserver le soutien des fédérations nationales malgré les contestations. Pour Wenger, le défi consisterait à transformer son prestige et son expérience en véritable soutien électoral. Les prochaines semaines devraient permettre de savoir si cette hypothèse devient une candidature concrète.