Le Ballon d’Or 2026 a réservé quelques surprises bien au-delà de son classement final. Si Harry Kane a remporté le trophée avec 1 055 points, devant Kylian Mbappé (1 027 points) et Lamine Yamal (881 points), le détail des votes des 100 journalistes invités à désigner le vainqueur a révélé des choix particulièrement inattendus. Certaines stars ont été reléguées très loin dans plusieurs classements, tandis que des joueurs moins attendus ont parfois obtenu la première place. De quoi alimenter les discussions sur la subjectivité d’une récompense qui repose avant tout sur l’appréciation individuelle des votants.
Des classements individuels qui surprennent
Parmi les bulletins les plus étonnants figure celui du journaliste grec. Il a placé Khvicha Kvaratskhelia en première position, devant Rodri et Willian Pacho. Harry Kane n’apparaît qu’à la septième place, tandis que Kylian Mbappé, Lamine Yamal et Ousmane Dembélé sont totalement absents de son top 10.
Le représentant ukrainien a lui aussi proposé une hiérarchie très différente du classement final. Il a choisi Fabián Ruiz comme numéro un, devant Pau Cubarsí et Kvaratskhelia. Harry Kane n’a obtenu que la neuvième place dans son bulletin, alors que Mbappé n’y figure pas. Lamine Yamal a terminé septième.
Une autre singularité vient de Curaçao, dont le journaliste a été le seul à placer Michael Olise en tête de son classement. Ces choix illustrent les différences d’appréciation entre les membres du jury, même lorsqu’ils évaluent les mêmes joueurs et la même saison.
Kane et Yamal oubliés dans plusieurs pays
Les deux premières places du classement général n’ont pas empêché certains votants d’écarter complètement les principaux favoris. Les journalistes de Côte d’Ivoire et du Mexique n’ont notamment pas intégré Harry Kane dans leur top 10. Lamine Yamal a connu une situation similaire dans plusieurs pays, notamment au Cameroun, en Croatie et en Biélorussie.
Le bulletin croate de Zdravko Reić a particulièrement retenu l’attention. Il a placé Rodri en tête, suivi d’Erling Haaland et de Lionel Messi. Harry Kane a obtenu la sixième position, tandis que le jeune Barcelonais a été exclu de son classement. Le journaliste a ensuite reconnu s’être trompé dans son évaluation de Kane, tout en maintenant son choix concernant Yamal. Il estimait notamment que le joueur du FC Barcelone n’avait pas été suffisamment décisif lors de la Coupe du monde.
Ces divergences prennent une dimension particulière au regard de la troisième place de Yamal au classement général. Le jeune Espagnol a pourtant été le favori dans plusieurs pays, comme le montre également la répartition géographique des premières places obtenues dans le scrutin du Ballon d’Or 2026.
Les préférences nationales pèsent-elles dans les votes ?
Les choix de certains journalistes semblent également influencés par les sensibilités nationales et régionales. La Grèce et la Géorgie sont les deux seuls pays à avoir placé Kvaratskhelia au sommet de leur classement. En Colombie, le journaliste Pachi Andrade a accordé une attention particulière à Luis Díaz, son compatriote, ainsi qu’à Willian Pacho et Julián Quiñones. Son podium final restait toutefois composé de Kane, Rodri et Mbappé.
D’autres votants ont privilégié des critères sportifs spécifiques. Le Vietnam a notamment mis en avant les performances de Rodri à la Coupe du monde, tandis que l’Équateur a accordé une place importante aux joueurs français, avec Mbappé, Olise et Dembélé parmi ses quatre premiers choix.
Un scrutin serré, mais forcément subjectif
Malgré ces bulletins atypiques, Harry Kane a bien remporté le Ballon d’Or 2026 avec seulement 28 points d’avance sur Kylian Mbappé. Cet écart relativement faible montre à quel point les appréciations individuelles ont pu compter dans une course particulièrement disputée.
Faut-il pour autant parler d’un scrutin discrédité ? Les exemples dévoilés ne suffisent pas à démontrer une irrégularité ou une manipulation du vote. Ils rappellent surtout que le Ballon d’Or n’est pas une récompense attribuée sur la base d’un calcul statistique unique. Chaque journaliste établit sa propre hiérarchie selon ses critères, ses observations et sa lecture de la saison. C’est précisément cette subjectivité qui nourrit autant les débats autour du trophée, année après année.