Arsenal aurait beaucoup à perdre en laissant partir Viktor Gyökeres dès le mercato hivernal. Alors que l’attaquant suédois peine à s’imposer dans le onze de Mikel Arteta et voit Kai Havertz prendre l’avantage dans la hiérarchie, Jeremie Aliadiere conseille aux Gunners de ne pas précipiter son départ. L’ancien attaquant du club estime notamment qu’une vente en janvier pourrait fragiliser considérablement les solutions offensives londoniennes.

Aliadiere pointe le risque d’un départ en janvier

La situation de Gyökeres est devenue un véritable sujet de discussion à Arsenal. Malgré une première saison convaincante, ponctuée de 21 buts toutes compétitions confondues après son arrivée en provenance du Sporting CP pour environ 64 millions de livres, l’international suédois traverse une période plus compliquée. Il n’a notamment débuté qu’une seule rencontre de Premier League cette saison, tandis que Kai Havertz semble désormais avoir les faveurs de Mikel Arteta.

Pour Jeremie Aliadiere, cette situation ne justifie toutefois pas une séparation immédiate. L’ancien Gunner estime que le club doit avant tout réfléchir aux conséquences sportives et financières d’une éventuelle opération. Il souligne notamment qu’Arsenal pourrait se retrouver sans véritable solution de remplacement si Gyökeres était vendu sans qu’un autre avant-centre soit recruté.

La question de la disponibilité de Havertz est également centrale. L’Allemand a déjà connu plusieurs blessures au cours de son passage à Arsenal. Une nouvelle indisponibilité pourrait rapidement devenir problématique si le club décidait simultanément de se séparer de son concurrent suédois. Aliadiere considère donc qu’une bonne offre financière ne suffit pas à justifier un départ sans solution offensive équivalente.

Le système d’Arteta pose aussi question

Au-delà de son temps de jeu, Gyökeres doit également composer avec des interrogations sur son adaptation au football pratiqué par Arsenal. Aliadiere estime que les caractéristiques de l’attaquant ne correspondent pas encore parfaitement aux exigences du système d’Arteta. Selon son analyse, le Suédois a besoin de recevoir le ballon plus rapidement pour exploiter ses qualités et faire parler sa puissance dans les derniers mètres.

Cette difficulté tactique ne signifie pas nécessairement que le recrutement était une erreur. Elle souligne plutôt le travail d’adaptation encore nécessaire entre l’avant-centre et ses partenaires. La récente prestation européenne de Gyökeres face au Slavia Prague, avec un but et une passe décisive lors de la victoire 2-1 d’Arsenal, rappelle d’ailleurs qu’il reste capable de peser sur une rencontre. Il avait notamment contribué au succès évoqué dans notre compte rendu de la victoire contre le Slavia Prague.

Un choix stratégique pour le mercato hivernal

Arsenal devra donc trouver le bon équilibre entre la gestion de son effectif et les attentes de son attaquant. Si Gyökeres souhaite obtenir davantage de responsabilités, le club doit aussi mesurer l’intérêt de conserver un joueur capable d’offrir une alternative à Havertz sur la durée d’une saison. Cette réflexion rejoint les débats déjà soulevés autour de la manière dont Arteta utilise ses deux attaquants, notamment après les critiques de Steve McManaman sur le jeu des Gunners et la situation de Gyökeres.

Pour l’instant, aucune décision officielle concernant un départ en janvier n’est annoncée. L’hypothèse d’une vente reste donc une question de mercato, et non un transfert acté. Les prochaines semaines seront importantes pour évaluer l’évolution du temps de jeu du Suédois et sa capacité à s’intégrer davantage aux automatismes offensifs d’Arsenal. Une chose ressort de l’avertissement d’Aliadiere : vendre Gyökeres sans avoir préparé son remplacement pourrait coûter bien plus cher sportivement que les bénéfices financiers espérés.