Le Real Madrid a évité une grosse désillusion sur la pelouse de l’AEK Athènes. Vainqueur 3-2 mercredi soir en Ligue des champions, le club espagnol a dû compter sur Federico Valverde pour préserver son excellente dynamique. Malgré ce quatrième succès européen consécutif, plusieurs décisions de José Mourinho suscitent des interrogations, notamment concernant Vinícius Júnior, Yan Diomandé et la composition de sa défense.
Vinícius et Diomandé : un équilibre offensif fragilisé
Le retour de Vinícius Júnior dans le onze titulaire a constitué l’un des principaux choix discutés de Mourinho. En repositionnant le Brésilien sur son côté gauche habituel, l’entraîneur portugais a déplacé Yan Diomandé vers la droite, alors que l’Ivoirien affichait récemment une excellente forme sur le flanc opposé.
Cette réorganisation n’a pas produit les effets attendus. Vinícius a peiné à peser sur la rencontre, tandis que Diomandé n’a pas retrouvé son influence habituelle. Une prestation qui prolonge les interrogations déjà soulevées après la performance de Vinícius contre l’AEK Athènes.
Le remplacement de Diomandé par Endrick a également alimenté le débat. Une autre option aurait consisté à faire sortir Vinícius pour permettre à Diomandé de retrouver son poste préférentiel. Mourinho a toutefois privilégié le maintien du Brésilien, sans parvenir à rétablir immédiatement l’équilibre de son attaque.
Une défense largement remaniée et mise en difficulté
Les changements opérés dans le secteur défensif ont eux aussi été pointés du doigt. Par rapport au précédent rendez-vous de Liga contre le Racing, Mourinho a modifié trois des quatre postes de sa ligne arrière.
Denzel Dumfries a été préféré à Trent Alexander-Arnold sur le côté droit. Dans l’axe, Éder Militão et Antonio Rüdiger ont remplacé Dean Huijsen et Ibrahima Konaté. Ce renouvellement important a posé la question des automatismes défensifs, particulièrement face à une équipe grecque capable de mettre Madrid sous pression.
Si ces choix ne suffisent pas à expliquer toutes les difficultés madrilènes, ils illustrent les risques liés à une rotation aussi importante lors d’un déplacement européen disputé.
L’absence d’Arda Güler, un autre problème pour Mourinho
Au milieu de terrain, la décision de ménager Arda Güler a privé le Real Madrid d’un joueur essentiel dans la construction offensive. Le jeune international turc joue un rôle important pour relier les différentes lignes et organiser le rythme des possessions.
Sans lui, les Madrilènes ont traversé plusieurs périodes de déséquilibre. Bernardo Silva, envisagé comme une solution dans ce registre, n’a pas réussi à apporter la même maîtrise. Cette situation rejoint les interrogations concernant l’importance d’Arda Güler dans l’équilibre du Real Madrid.
Pour Mourinho, l’enjeu sera désormais de trouver une solution fiable lorsque le Turc ne peut pas débuter. La capacité de Madrid à contrôler les rencontres dépend aussi de cette stabilité collective.
Valverde sauve une série impressionnante
Malgré ces difficultés, le Real Madrid est reparti de Grèce avec une victoire précieuse. Federico Valverde a joué un rôle décisif dans ce succès arraché, permettant à son équipe d’enchaîner un septième succès toutes compétitions confondues.
Le milieu uruguayen a également évoqué les ressorts de cette réaction collective, comme le détaille notre article consacré à la remontée madrilène expliquée par Valverde.
Avec quatre victoires en quatre journées de Ligue des champions, Madrid totalise désormais douze points et occupe la deuxième place de la phase de ligue, à égalité avec le Paris Saint-Germain, devant lui à la différence de buts.
Ce parcours confirme l’efficacité du Real Madrid sur le plan comptable. Mais la rencontre d’Athènes rappelle qu’une succession de victoires ne fait pas disparaître les problèmes tactiques. Mourinho conserve une équipe capable de renverser des situations compliquées, tout en devant trouver un meilleur équilibre entre rotations, complémentarité offensive et solidité défensive.