Le Real Madrid voit ses rencontres privées de diffusion sur une importante plateforme chinoise, tandis que le FC Barcelone pourra continuer à être suivi par les téléspectateurs du pays. Ce traitement différencié intervient après la polémique provoquée par des propos de Kylian Mbappé sur une image le comparant à Mao Zedong. Selon les informations publiées le 30 octobre 2026, la plateforme Migu a décidé de maintenir la diffusion de la Liga, à l’exception des matchs du club madrilène.

Deux diffuseurs chinois, deux décisions différentes

La controverse a d’abord conduit China Media Group, qui supervise notamment la télévision publique CCTV, à suspendre les retransmissions du championnat espagnol. Le groupe considère les déclarations de Mbappé comme offensantes envers la Chine et sa population.

La plateforme Migu, filiale du géant des télécommunications China Mobile et détentrice de droits de diffusion de la Liga jusqu’en 2030, a adopté une position différente. Elle prévoit de continuer à retransmettre les rencontres du championnat espagnol, sauf celles auxquelles participe le Real Madrid.

Cette distinction permet au FC Barcelone, mais aussi aux autres clubs de Liga, de conserver leur visibilité auprès des abonnés de Migu. Les supporters chinois du Barça pourront donc continuer à suivre les performances de leur équipe sur cette plateforme, contrairement à ceux du Real Madrid.

La polémique Mbappé à l’origine de la crise

Tout est parti de la circulation d’un extrait vidéo dans lequel Kylian Mbappé évoquait avec amusement un montage représentant son visage sur celui d’un dirigeant chinois, faisant apparemment référence à Mao Zedong. Le joueur avait employé le terme de dictateur sans nommer directement l’ancien dirigeant dans ses propos.

La diffusion de cette séquence a déclenché de vives réactions en Chine. Plusieurs entreprises chinoises ont annoncé la rupture de leurs partenariats commerciaux avec l’attaquant français. La controverse s’est ensuite étendue aux retransmissions du football espagnol.

Mbappé et le Real Madrid ont présenté leurs excuses. Ces démarches n’ont toutefois pas suffi à rétablir les diffusions suspendues. Le président de la Liga, Javier Tebas, s’est également mobilisé pour tenter de limiter les conséquences du différend sur le championnat.

Un avantage médiatique inattendu pour Barcelone

Cette situation crée un déséquilibre entre les deux grands rivaux espagnols sur le marché chinois. Alors que le Real Madrid risque de perdre une partie de son exposition télévisuelle, Barcelone conserve un canal de diffusion essentiel pour entretenir sa relation avec les supporters locaux.

Le contraste est d’autant plus notable que les deux clubs entretiennent une rivalité sportive et commerciale permanente. Leurs confrontations, comme leurs résultats respectifs, alimentent régulièrement l’actualité du championnat. Les difficultés sportives récemment rencontrées par Barcelone face au Real Madrid illustrent une autre dimension de cette concurrence.

Pour autant, le maintien des retransmissions barcelonaises ne garantit pas automatiquement de nouvelles recettes ou une hausse d’audience. Il permet surtout au club catalan de préserver sa présence sur une plateforme dont son rival est désormais exclu.

Quelles conséquences pour le Real Madrid et la Liga ?

Au-delà des rencontres concernées, cette affaire soulève la question de la dépendance économique du football européen aux marchés internationaux. Les droits audiovisuels, les partenariats publicitaires et la popularité des joueurs constituent des enjeux importants pour les clubs et les organisateurs des compétitions.

Le Real Madrid doit ainsi gérer une crise qui dépasse le terrain. Cette nouvelle difficulté intervient alors que le club connaît également des débats sur son organisation et son avenir institutionnel, notamment autour des projets de réforme portés par Florentino Pérez.

À ce stade, aucune date de reprise des retransmissions madrilènes sur les plateformes concernées n’est établie. La durée des restrictions et leurs répercussions financières restent donc incertaines. Une chose est néanmoins acquise : dans cette crise née d’une déclaration individuelle, le FC Barcelone bénéficie pour le moment d’une exposition médiatique préservée en Chine, là où le Real Madrid subit directement les conséquences du boycott.