Inter Milan, autrefois célèbre pour ses conquêtes, se retrouve aujourd’hui dans une situation précaire après une ère d’excès financiers sous la direction de Suning. Cet article explore comment la quête de gloire des propriétaires chinois a conduit le club à une crise financière majeure, le laissant à la merci de ses créanciers.
Un Changement de Propriétaire Révélateur
Le 22 mai 2024, Inter Milan a cédé la majorité de ses parts à Oaktree Capital Management, marquant la fin d’une époque sous Suning. Bien que leur intention ait été de ramener le club au sommet, leur modèle économique s’est avéré insoutenable, avec des dettes atteignant des sommets alarmants.
Une Stratégie de Dépenses Folles
À partir de 2016, avec l’acquisition par Suning, une stratégie d’investissement agressive a débuté. Le club a attiré des vedettes comme Romelu Lukaku et Achraf Hakimi, entraînant une flambée des coûts salariaux. Entre 2016 et 2021, les revenus ont crû de 51% tandis que les salaires explosaient de 110%, rendant le modèle de fonctionnement de plus en plus vulnérable.
Les Conséquences de la Pandémie
La crise du COVID-19 a exacerbé les problèmes financiers d’Inter, entraînant des pertes de 121 millions d’euros et révélant la fragilité d’un modèle reposant sur les recettes de matchs et les revenus commerciaux volatils. La dépendance du club aux revenus des sponsors chinois s’est également effondrée, rendant la situation encore plus précaire.
Une Dépendance Grandissante sur le Trading de Joueurs
Suning a intensifié sa dépendance au trading de joueurs pour compenser les pertes opérationnelles. Des ventes lucratives à Chelsea et au PSG ont permis de générer des gains non récurrents, mais cette stratégie ne fait que masquer les problèmes sous-jacents d’une gestion déficiente.
L’Avenir Incertain d’Inter Milan
Aujourd’hui, alors qu’Inter a connu des succès sur le terrain, une série de choix financiers risqués met en péril son avenir. Avec près de 700 millions d’euros de pertes accumulées, la situation soulève des interrogations quant à la viabilité d’un modèle basé sur le crédit et l’endettement.