La Fédération égyptienne de football a officiellement mis fin aux fonctions de Hossam Hassan et de son encadrement technique et administratif. Annoncée le samedi 7 novembre 2026, cette décision intervient après plusieurs mois de tensions et de controverses autour du sélectionneur des Pharaons. Pourtant, son contrat avait récemment été prolongé jusqu’en 2030, après le parcours de l’Égypte à la Coupe du monde 2026. Pour lui succéder, l’instance dirigeante a choisi Ali Maher, qui devra rapidement remettre de la stabilité au sein de la sélection.

Une succession de controverses qui a fragilisé le sélectionneur

Les difficultés de Hossam Hassan ne datent pas de ces derniers jours. Dès la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, le technicien avait publiquement contesté plusieurs aspects de l’organisation du tournoi. Il avait notamment dénoncé le calendrier des rencontres, les déplacements imposés à son équipe et le manque de récupération avant certaines échéances. Son frère Ibrahim Hassan, directeur de l’équipe nationale, avait également vivement critiqué les conditions d’hébergement et l’organisation logistique.

Les tensions se sont ensuite poursuivies pendant la Coupe du monde 2026. Après l’élimination de l’Égypte face à l’Argentine (3-2) en huitième de finale, Hossam Hassan avait contesté plusieurs décisions arbitrales, notamment un but refusé à Mostafa Zico et un penalty qu’il estimait devoir être accordé en fin de rencontre. Ses déclarations visant l’arbitrage et la FIFA ont entraîné une suspension de trois matches prononcée par l’instance internationale.

Les tensions avec Salah et Al Ahly ont aggravé la situation

Les relations entre le sélectionneur et plusieurs figures du football égyptien ont également alimenté les débats. Le remplacement de Mohamed Salah face à l’Angola, lors des qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations 2027, avait notamment suscité des interrogations. Le capitaine avait ensuite manqué le rendez-vous suivant contre le Soudan du Sud, officiellement en raison de considérations liées à la pelouse synthétique. Cette séquence avait néanmoins alimenté les spéculations sur les rapports entre les deux hommes.

Un autre épisode avait opposé Hossam Hassan au club d’Al Ahly. Le sélectionneur avait tenu des propos particulièrement sévères sur le gardien Mohamed El Shenawy, estimant que celui-ci avait connu une période où sa carrière semblait terminée. Le club cairote avait réagi par un communiqué officiel, jugeant ces déclarations déplacées à l’égard de son joueur.

En parallèle, des affaires personnelles largement relayées dans les médias égyptiens ont contribué à détériorer son image publique. Le Conseil suprême de régulation des médias avait notamment décidé, le 4 novembre, de lui interdire les apparitions médiatiques. L’accumulation de ces épisodes a placé le sélectionneur dans une situation de plus en plus délicate.

Ali Maher chargé de relancer les Pharaons

Dans son communiqué, la Fédération égyptienne a expliqué que sa décision faisait suite à un examen des événements récents et de leurs conséquences négatives sur l’image positive et la stabilité de l’équipe nationale. Elle a également remercié Hossam Hassan pour son travail et lui a souhaité une bonne continuation.

Ali Maher hérite désormais d’une sélection qui sort d’une campagne mondiale historique, marquée notamment par une victoire contre la Nouvelle-Zélande et une qualification pour la phase à élimination directe. L’ancien attaquant devra toutefois composer avec un calendrier immédiat chargé. L’Égypte doit affronter le Malawi les 13 et 17 novembre dans le cadre des qualifications pour la CAN 2027.

Le changement intervient donc à un moment particulièrement sensible. Après avoir bénéficié d’une prolongation de contrat jusqu’en 2030, Hossam Hassan quitte finalement son poste quelques semaines plus tard. Pour Ali Maher, l’enjeu sera désormais de tourner la page des turbulences et de préserver les acquis sportifs des Pharaons, tout en rétablissant un climat serein autour de la sélection.