La Premier League a reconnu une deuxième erreur d’arbitrage lors de la victoire de Tottenham sur Chelsea (2-0), le 24 octobre 2026. Selon son panel chargé d’examiner les décisions importantes, les Spurs auraient dû bénéficier d’un penalty après une intervention de Moisés Caicedo sur Dominic Solanke. Cette conclusion s’ajoute à la polémique concernant l’expulsion de Cole Palmer, déjà examinée dans notre article sur l’erreur d’arbitrage concernant Cole Palmer.

Tottenham aurait dû obtenir un penalty contre Chelsea

La situation litigieuse s’est produite à la 85e minute du derby londonien. Alors que Dominic Solanke tentait de se démarquer, Moisés Caicedo l’a retenu à plusieurs reprises, limitant sa capacité à avancer et à participer à l’action.

Après examen, trois des cinq membres du panel des incidents majeurs de Premier League ont considéré que cette intervention méritait un penalty. Les deux autres membres ont soutenu la décision initiale de l’arbitre Chris Kavanagh, qui avait laissé jouer.

Fait notable, le même panel a également validé, par trois voix contre deux, la décision de l’assistance vidéo de ne pas intervenir. Cette distinction illustre la différence entre une décision de terrain jugée incorrecte après analyse et une erreur considérée comme suffisamment manifeste pour justifier une intervention du VAR.

Le cas Cole Palmer révèle une autre divergence

Le traitement de Cole Palmer lors de cette rencontre a également suscité des interrogations. À la 70e minute, le joueur de Chelsea avait reçu un carton jaune pour un geste sur Matheus Fernandes. Le panel estime, par trois voix contre deux, que le contact avec la tête de son adversaire justifiait directement une expulsion.

Pourtant, les cinq membres ont unanimement considéré que l’arbitre vidéo avait eu raison de ne pas intervenir, le carton jaune initial ne constituant pas, selon leur appréciation, une erreur claire et évidente au regard du protocole VAR.

Palmer avait finalement été expulsé dix minutes plus tard après un deuxième avertissement pour une faute sur Conor Gallagher. Si son premier geste avait été sanctionné d’un carton rouge direct, les conséquences disciplinaires auraient été différentes, avec une suspension potentielle de trois rencontres au lieu d’une seule.

En Espagne, le penalty de Mbappé également remis en cause

Ces conclusions anglaises interviennent alors que l’arbitrage fait aussi débat en Liga. Le Comité technique des arbitres espagnols a reconnu que le penalty accordé à Kylian Mbappé contre le Racing Santander, lors de la victoire du Real Madrid (3-0), n’aurait pas dû être sifflé.

Selon cette analyse, le contact de Matteo Prati sur l’attaquant français ne suffisait pas à justifier la sanction. Le comité estime également que l’assistance vidéo aurait dû recommander une révision de la décision. Cette conclusion apporte un éclairage supplémentaire au débat sur le penalty controversé de Mbappé face au Racing.

Dans les deux championnats, ces évaluations montrent les difficultés persistantes liées à l’interprétation des contacts et au seuil d’intervention de l’assistance vidéo. Une décision peut être reconnue comme incorrecte sans que le VAR soit nécessairement considéré comme fautif. C’est précisément cette distinction qui continue d’alimenter les discussions autour de la cohérence de l’arbitrage.