Vincent Kompany pourrait retrouver le banc du Bayern Munich après la trêve internationale de novembre. Uli Hoeneß a évoqué un retour dans deux ou trois semaines, tout en mettant en lumière les habitudes de travail particulièrement intenses de l’entraîneur belge. Selon le dirigeant bavarois, le technicien de 40 ans aurait poussé son engagement professionnel trop loin, au détriment de sa récupération et de sa santé.
Hoeneß espère revoir Kompany sur le banc en novembre
Interrogé dans l’émission allemande Sonntags-Stammtisch, Uli Hoeneß a donné des indications encourageantes sur l’évolution de l’état de santé de Vincent Kompany. Le dirigeant estime que son entraîneur pourrait reprendre ses fonctions après la prochaine trêve internationale. Si cette prévision se confirme, son retour pourrait intervenir à l’occasion du déplacement contre le FC Cologne, prévu le 20 novembre en Bundesliga.
Le Bayern pourrait ensuite retrouver Lille en Ligue des champions le 25 novembre, avant un déplacement sur la pelouse de Hambourg. Cette perspective rejoint les précédentes informations concernant le retour espéré de Vincent Kompany au Bayern. Il ne s’agit toutefois pas encore d’une date officiellement confirmée par le club.
Un rythme de travail qui inquiète le dirigeant bavarois
Au-delà de son retour, Hoeneß a surtout insisté sur les habitudes professionnelles de Kompany. Selon lui, l’entraîneur consacrait environ douze heures par jour à son travail, six jours par semaine. Une cadence jugée excessive par le dirigeant, qui considère que cet investissement a pu contribuer à son épuisement.
Le père de l’entraîneur, Pierre Kompany, avait également évoqué de longues journées passées au centre d’entraînement du Bayern, pouvant atteindre quatorze heures. D’autres déclarations rapportées dans la presse allemande évoquent même des journées encore plus longues. Cette implication témoigne de l’investissement du technicien, mais soulève aussi la question de l’équilibre nécessaire entre responsabilités professionnelles, repos et vie familiale.
Une maladie virale avant son hospitalisation
À la fin du mois d’octobre, Vincent Kompany avait été victime d’un malaise au centre d’entraînement de la Säbener Straße, avant d’être transporté à l’hôpital. Les médecins avaient diagnostiqué une irritation méningée, également appelée méningisme. L’entraîneur souffrait auparavant d’une maladie virale et avait continué à diriger son équipe malgré un état de santé déjà fragilisé.
Son adjoint Aaron Danks assure l’intérim depuis son absence. Le Bayern avait même pris des précautions particulières pour favoriser sa récupération, notamment en demandant aux visiteurs de ne pas aborder le football avec lui. Danks avait lui-même reconnu qu’il était difficile de convaincre Kompany de prendre du repos.
Le Bayern reste compétitif sans son entraîneur
Malgré cette absence, les résultats bavarois sont restés solides. Sous la responsabilité de Danks, le Bayern a remporté quatre rencontres face à Fribourg, Magdebourg, l’Atlético de Madrid et Mayence. L’équipe a également partagé les points avec le Borussia Dortmund dans un choc qui s’est terminé sur le score de 2-2.
Cette période confirme la capacité du staff à assurer la continuité sportive pendant la convalescence de Kompany. Le sujet dépasse désormais la seule question de son retour : le Bayern devra aussi veiller à ce que son entraîneur retrouve durablement un rythme compatible avec les exigences de son poste. Son influence dans le projet bavarois, déjà évoquée à travers le rôle de Kompany dans la prolongation de Harry Kane, reste un élément important de la dynamique du club.