Gianni Infantino se rapproche un peu plus d’un nouveau mandat à la tête de la FIFA. Après avoir obtenu le soutien de la Confédération asiatique de football (AFC), le président de l’instance mondiale bénéficie désormais de l’appui de l’Union caribéenne de football (CFU). Cette dernière a annoncé le soutien collectif de ses 25 associations membres disposant du droit de vote en vue de l’élection présidentielle prévue le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc.
Un nouveau bloc de 25 associations derrière Infantino
La CFU rassemble 31 associations caribéennes, dont 25 sont affiliées à la FIFA et disposent d’une voix lors de l’élection présidentielle. Après une consultation de ses membres, l’organisation a officialisé son soutien à la réélection du dirigeant italo-suisse. Cette prise de position constitue un renfort politique important pour Infantino, déjà soutenu par la Confédération asiatique, qui compte 47 associations membres.
Pour justifier son choix, l’organisation caribéenne met notamment en avant les investissements réalisés dans les infrastructures, les programmes techniques, les compétitions ainsi que le développement du football féminin et des jeunes. Elle souligne également l’importance des aides financières et institutionnelles pour des fédérations qui disposent parfois de moyens humains et économiques limités.
Un soutien accompagné d’exigences sur la gouvernance
Malgré cette prise de position favorable, la CFU n’a pas accordé un soutien sans condition. Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer la transparence, la bonne gouvernance et les mécanismes de responsabilité au sein de la FIFA. L’organisation souhaite notamment que chaque association bénéficie d’une représentation équitable et que les prochaines initiatives de développement produisent des résultats durables.
Ces exigences interviennent dans un contexte délicat pour Infantino. Son projet controversé de création d’une structure commerciale ouverte à des investisseurs privés, notamment autour des droits liés aux compétitions mondiales, a suscité de nombreuses critiques avant d’être abandonné. La question du fonctionnement et de la transparence de l’instance reste donc au cœur des discussions.
Une réélection qui se dessine avant mars 2027
Élu à la présidence de la FIFA en 2016, Gianni Infantino bénéficie d’une dynamique favorable à l’approche du scrutin. Le soutien asiatique, puis celui des associations caribéennes, renforce sa position dans une élection où les 211 fédérations membres de la FIFA disposent chacune d’une voix.
La concurrence existe néanmoins. Le dirigeant japonais Kozo Tashima a notamment annoncé son intention de briguer la présidence. Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 18 novembre 2026. Le Congrès de la FIFA organisé à Rabat le 18 mars 2027 permettra de désigner le prochain président. D’ici là, les soutiens régionaux et les débats sur la gouvernance continueront de peser dans la bataille politique autour de la direction du football mondial.