Le rachat d’Al-Ittihad prend une nouvelle dimension. Trois puissantes alliances d’investisseurs, mêlant capitaux saoudiens et américains, seraient désormais engagées dans la course pour prendre le contrôle du club de Djeddah. Selon les informations rapportées par la presse saoudienne, le fonds souverain PIF étudie plusieurs propositions. Une candidature se détacherait déjà grâce à une offre financière particulièrement élevée et à un projet d’investissement jugé solide.
Trois candidatures pour prendre les commandes d’Al-Ittihad
La première alliance associe la famille américaine Glazer à l’homme d’affaires saoudien Wael Jamjoum. La deuxième réunit le prince Saad bin Abdullah et l’investisseur américain Joshua Harris, connu pour ses participations dans plusieurs clubs sportifs aux États-Unis et en Angleterre. Si ce groupe parvient à obtenir le rachat, il envisagerait de confier le poste de directeur général à Hamad Al-Sunai, ancien président d’Al-Ittihad.
La troisième candidature rassemble Sidra Capital et BlueFive Capital, deux structures dirigées par Abdulrahman et Sultan, les fils de Khalid bin Mahfouz, ancien membre honoraire du club. Cette alliance serait actuellement la mieux placée dans les discussions.
Une offre financière qui ferait la différence
D’après les informations publiées par le quotidien saoudien Arriyadiyah, le consortium Sidra Capital-BlueFive Capital aurait présenté la proposition financière la plus importante. Son dossier se distinguerait également par la solidité de ses ressources, la structure de son financement et ses ambitions pour développer Al-Ittihad, aussi bien sur le terrain qu’en dehors.
Ces éléments lui permettraient de devancer provisoirement ses concurrents. Toutefois, aucune acquisition n’est encore officiellement conclue. Le processus d’examen des différentes offres pourrait se prolonger jusqu’à la fin de l’année 2027, laissant encore une marge de manœuvre aux autres investisseurs.
Al-Ittihad pourrait suivre la voie empruntée par Al-Hilal
Cette opération s’inscrit dans une évolution plus large du modèle de propriété des grands clubs saoudiens. Al-Hilal a déjà franchi une étape importante en sortant du périmètre du Fonds public d’investissement. En avril dernier, 70 % de ses parts sont passées sous le contrôle de Kingdom Holding Company, propriété du prince Al-Waleed bin Talal.
Al-Ittihad pourrait donc connaître une transformation comparable de son actionnariat. Pour le club de Djeddah, l’enjeu dépasse le simple changement de propriétaire : le futur investisseur devra apporter les moyens financiers nécessaires pour soutenir ses ambitions sportives et renforcer sa structure. Pour l’instant, l’alliance emmenée par Sidra Capital et BlueFive Capital semble avoir pris une longueur d’avance, mais la décision finale reste attendue.