L’Arabie saoudite peut-elle devenir championne du monde ? Faisal Al-Abdulhadi, ancien secrétaire général de la Fédération saoudienne de football, a présenté une série de réformes qu’il estime indispensables pour permettre à la sélection nationale de viser le sacre lors de la Coupe du monde 2046. Selon lui, le chantier doit commencer par une transformation profonde de la gouvernance du football dans le pays.
La gouvernance au cœur du projet
Pour Faisal Al-Abdulhadi, le premier obstacle à surmonter concerne la répartition du pouvoir au sein des instances dirigeantes. Il estime que l’assemblée générale de la fédération doit retrouver un véritable poids dans les décisions. Lorsque cette structure manque d’influence, le conseil d’administration dispose d’une marge de manœuvre excessive, ce qui peut fragiliser le fonctionnement global du football saoudien.
L’ancien responsable considère également que la composition de cette assemblée doit être revue. Celle-ci rassemble notamment des représentants des clubs, des entraîneurs nationaux, des arbitres et du comité olympique. Mais leur mode de sélection ne serait pas suffisamment adapté, selon son analyse. Il souhaite donc une représentation plus solide et plus pertinente des différentes composantes du football national.
Un objectif à long terme pour la sélection saoudienne
L’Arabie saoudite possède déjà une certaine expérience de la Coupe du monde, avec sept participations à son actif. Sa meilleure performance remonte à 1994, lors de sa première apparition dans la compétition, lorsqu’elle avait atteint les huitièmes de finale. Depuis, les Faucons verts n’ont pas réussi à retrouver ce niveau de réussite.
Le projet évoqué par Faisal Al-Abdulhadi s’inscrit donc dans une perspective de vingt années. Il ne s’agit pas d’une stratégie officiellement adoptée par la fédération ni d’une garantie de succès, mais d’une vision personnelle qui place les institutions et leur fonctionnement au premier plan.
La Coupe du monde 2034, une étape majeure
Avant de penser à 2046, le football saoudien dispose d’un rendez-vous historique : l’organisation de la Coupe du monde 2034. Le royaume deviendra le troisième pays arabe à accueillir la compétition, après le Qatar en 2022 et le Maroc, coorganisateur de l’édition 2030 avec l’Espagne et le Portugal.
Cette perspective offre au pays une occasion importante de poursuivre le développement de ses infrastructures et de son football. Mais pour atteindre un jour le sommet mondial, les investissements matériels ne suffiront pas nécessairement. Le fonctionnement des instances, la formation et la structuration des clubs devront également accompagner les ambitions sportives. Le message de l’ancien dirigeant est clair : la conquête d’une Coupe du monde commence bien avant le coup d’envoi, dans l’organisation même du football national.