La victoire d’Arsenal contre le Slavia Prague n’a pas empêché les critiques sur le style de jeu de Mikel Arteta. L’ancien international anglais Steve McManaman estime notamment que Viktor Gyökeres et Kai Havertz ne méritent pas toujours les reproches qui leur sont adressés. Selon lui, l’approche particulièrement prudente des Gunners complique le travail de leurs attaquants et limite leurs possibilités offensives.
McManaman pointe le manque de liberté offensive d’Arsenal
Pour Steve McManaman, Arsenal ne propose pas un football suffisamment spectaculaire pour permettre à ses avant-centres de s’exprimer pleinement. L’ancien joueur de Liverpool considère que l’équipe d’Arteta accorde une importance considérable à son organisation défensive, quitte à réduire les espaces et les occasions pour ses joueurs offensifs.
Il estime ainsi que Gyökeres et Havertz deviennent parfois les boucs émissaires des difficultés offensives collectives. Les deux attaquants évoluent dans une équipe qui défend en bloc et doit ensuite parcourir une longue distance pour se projeter vers le but adverse. Une configuration qui ne facilite pas leur travail dans les derniers mètres.
Cette analyse rejoint les interrogations déjà soulevées autour de l’adaptation de Gyökeres au système londonien. Graham Potter avait également pris sa défense face aux critiques concernant ses performances.
Gyökeres répond sur le terrain contre le Slavia Prague
La rencontre de Ligue des champions face au Slavia Prague a justement offert une illustration intéressante de cette problématique. Titulaire à la place de Kai Havertz, l’international suédois a réalisé une première période particulièrement convaincante. Il a d’abord servi Noni Madueke pour l’ouverture du score dès la neuvième minute, avant de trouver lui-même le chemin des filets juste avant la pause.
Arsenal s’est finalement imposé 2-1, malgré une réduction de l’écart signée Wiktor Nowak en fin de rencontre. Cette victoire a également permis aux Londoniens de poursuivre leur série sans défaite en Ligue des champions. Gyökeres a ainsi profité de cette titularisation pour montrer qu’il pouvait peser sur une rencontre lorsque le collectif l’accompagnait.
McManaman a toutefois relevé une différence après la pause. Lorsque les lignes se sont davantage étirées et que les attaquants se sont retrouvés plus isolés, le Suédois a eu davantage de difficultés à peser sur le jeu. Pour l’ancien international anglais, Arsenal fonctionne mieux lorsque ses joueurs attaquent et défendent ensemble, en conservant une certaine proximité entre les lignes.
Havertz et Gyökeres confrontés aux mêmes exigences
La situation de Kai Havertz illustre également les difficultés évoquées par McManaman. L’Allemand et le Suédois occupent des rôles offensifs dans une équipe où les exigences tactiques sont importantes. Leurs performances individuelles ne peuvent donc pas être analysées indépendamment du fonctionnement collectif.
Mikel Arteta avait déjà défendu Kai Havertz face aux critiques, malgré une période moins productive devant le but. Le technicien espagnol doit trouver le bon équilibre entre solidité défensive et efficacité offensive pour tirer le meilleur de ses deux attaquants.
La prestation contre le Slavia Prague apporte en tout cas un élément encourageant pour Gyökeres. Reste à savoir si Arsenal parviendra à maintenir cette capacité à accompagner ses attaquants sur la durée. Les prochaines rencontres permettront de mesurer si le collectif d’Arteta peut offrir davantage de liberté à ses joueurs offensifs sans sacrifier son organisation.