Le sélectionneur de l’Égypte, Hossam Hassan, n’est plus autorisé à apparaître dans les médias soumis à la législation égyptienne sur la presse et l’audiovisuel. Le Conseil suprême de régulation des médias a annoncé cette décision mercredi 4 novembre 2026, avec effet immédiat. Cette mesure intervient dans un contexte de controverses liées à la vie privée de l’entraîneur des Pharaons.
Une interdiction officielle qui prend effet immédiatement
Dans un communiqué publié le 4 novembre, le Conseil suprême de régulation des médias égyptien a confirmé que Hossam Hassan, actuellement à la tête de la sélection nationale, ne pouvait plus apparaître sur les supports médiatiques relevant de la loi n° 180 de 2018.
La décision concerne ses interventions dans les médias soumis à cette réglementation. Elle ne constitue pas une suspension de ses fonctions de sélectionneur et n’annonce pas son départ de l’équipe nationale. Aucune durée précise n’a été indiquée pour cette interdiction.
Cette nouvelle mesure intervient alors que l’avenir sportif du technicien avait déjà suscité des interrogations. Les incertitudes autour de l’avenir de Hossam Hassan à la tête de l’Égypte avaient notamment alimenté les discussions sur un éventuel changement de sélectionneur. La décision du régulateur ne confirme toutefois aucun limogeage.
Le respect de la vie privée au cœur de la décision
Le Conseil explique son intervention par la nécessité de faire respecter les règles encadrant le traitement médiatique de la vie privée. La mesure intervient après plusieurs semaines de controverses entourant des différends personnels impliquant Hossam Hassan et son ancienne épouse, Dan Adam.
Sans entrer dans les détails de cette affaire privée, l’autorité égyptienne rappelle que les médias doivent respecter les droits des personnes concernées, y compris lorsqu’il s’agit de personnalités publiques.
Le Conseil a également convoqué les représentants légaux de plusieurs sites d’information à des auditions pour des manquements aux règles de protection de la vie privée. Il prévient que de nouvelles violations pourront entraîner des mesures juridiques renforcées.
L’interdiction d’apparition médiatique précédemment prononcée à l’encontre de Dan Adam reste également en vigueur, conformément au communiqué officiel.
Quelles conséquences pour la sélection égyptienne ?
Sur le plan sportif, il est essentiel de distinguer cette restriction médiatique d’une éventuelle sanction disciplinaire liée au football. Le Conseil suprême de régulation des médias encadre ici la présence publique de Hossam Hassan dans les médias concernés, sans annoncer de modification de ses responsabilités techniques.
Cette situation pourrait néanmoins compliquer sa communication publique, notamment lorsqu’il doit commenter les performances de son équipe ou répondre aux questions des journalistes. Les modalités pratiques de ses prochaines prises de parole restent à préciser.
Pour l’heure, Hossam Hassan demeure le sélectionneur de l’Égypte. L’évolution de cette interdiction, sa durée et ses éventuelles conséquences sur la communication de l’équipe nationale restent inconnues. Aucune décision de remplacement ne découle du communiqué publié le 4 novembre.