Le RC Lens a vécu une soirée cauchemardesque mercredi 4 novembre 2026. Devant son public au stade Bollaert-Delelis, le club artésien a subi une défaite historique face à Como (1-9), lors de la quatrième journée de la Ligue des champions. Portée par un triplé d’Anastasios Douvikas et une prestation étincelante de Nico Paz, l’équipe entraînée par Cesc Fàbregas a infligé aux Lensois l’une des défaites les plus marquantes de l’histoire de la compétition. Le club italien devient notamment le premier à inscrire neuf buts à l’extérieur dans un match de Ligue des champions.
Como frappe trois fois avant la pause
Le calvaire lensois a commencé dès la septième minute. À la suite d’un corner joué rapidement, Douvikas a ouvert le score en reprenant une remise de Máximo Perrone. L’attaquant grec a doublé la mise à la 32e minute, au terme d’une action collective construite depuis le gardien Jean Butez.
Dépassés par la vitesse des transitions italiennes, les Lensois ont encaissé un troisième but à la 40e minute. Servi par Douvikas après une contre-attaque, Nico Paz a conclu l’action d’une frappe puissante. À la pause, les joueurs de Cesc Fàbregas possédaient déjà trois buts d’avance.
Lens avait pourtant tenté de réagir en début de rencontre. Une situation litigieuse dans la surface italienne avait même conduit l’arbitre à accorder un penalty, avant de revenir sur sa décision après intervention de l’assistance vidéo. Mais les occasions françaises n’ont pas suffi à enrayer la domination de Como.
Six buts supplémentaires et un triplé pour Douvikas
La seconde période a tourné à la démonstration. Lucas Da Cunha a inscrit le quatrième but italien dès la reprise, avant que Marc-Oliver Kempf ne marque de la tête à la 53e minute. Douvikas a ensuite complété son triplé, profitant d’une nouvelle passe de Nico Paz.
Entré en jeu, Mattia Liberali a poursuivi le festival offensif en marquant à la 62e minute. Jonathan Gradit et ses partenaires n’ont jamais réussi à retrouver une stabilité défensive suffisante pour contenir les offensives adverses.
Ruben Aguilar a sauvé l’honneur lensois à la 65e minute grâce à une reprise de volée. Une réaction sans conséquence sur l’issue de la rencontre : Martin Baturina a ajouté un huitième but pour Como à la 69e minute, avant que Papaccioli ne fixe le score à 9-1 dans le temps additionnel.
Un record européen pour le club de Cesc Fàbregas
Cette victoire entre dans l’histoire de la Ligue des champions. Avec huit buts d’écart, Como égale la plus large victoire jamais enregistrée dans la compétition. Le club lombard devient surtout la première équipe à marquer neuf fois lors d’un déplacement en Ligue des champions, une performance exceptionnelle pour une formation qui découvre cette saison la compétition.
Douvikas a particulièrement marqué les esprits avec ses trois réalisations. Nico Paz a également joué un rôle déterminant, avec un but et deux passes décisives, tandis que Liberali a participé activement au festival offensif après son entrée en jeu.
Au-delà de l’ampleur du résultat, cette rencontre illustre l’efficacité collective de Como. Les Italiens ont multiplié les mouvements rapides, exploité les espaces dans le dos de la défense lensoise et affiché une précision redoutable dans les derniers mètres.
Como grimpe à la quatrième place, Lens doit réagir
Grâce à ce troisième succès en quatre rencontres de Ligue des champions, Como grimpe à la quatrième place de la phase de ligue. La formation de Cesc Fàbregas se place ainsi dans une position favorable pour viser une qualification directe en huitièmes de finale, même si plusieurs journées restent à disputer.
Pour Lens, cette soirée constitue un sérieux coup d’arrêt. Après ses défaites face au Sporting Portugal et au Club Bruges, le club artésien subit un nouveau revers européen, cette fois dans des proportions particulièrement douloureuses. L’équipe devra rapidement retrouver de la solidité défensive et de la confiance.
Les Sang et Or retrouveront la Ligue 1 face à Marseille le 8 novembre, avant de poursuivre leur campagne européenne avec un déplacement à Leipzig le 24 novembre. Deux rendez-vous importants pour tenter de tourner la page d’une soirée qui restera longtemps dans les mémoires à Bollaert.