La rencontre entre la Juventus et Naples a été marquée par plusieurs décisions arbitrales controversées, dimanche 1er novembre, lors de la 10e journée de Serie A. Le milieu néerlandais Teun Koopmeiners a notamment échappé à une expulsion après un contact particulièrement haut sur Frank Anguissa. Deux réclamations de penalty, formulées par Juan Cabal et Nick Woltemade, n’ont pas davantage convaincu l’arbitre. En revanche, Luca Marianucci a terminé la rencontre prématurément après avoir reçu un deuxième carton jaune.

Koopmeiners échappe à l’expulsion après un contact dangereux

La première grosse polémique intervient dès la 11e minute. Alors qu’Anguissa tente de protéger le ballon, Koopmeiners intervient et le touche avant de récupérer la possession. Les ralentis montrent un point de contact particulièrement haut sur la jambe du joueur napolitain, entre la cheville et le mollet. L’arbitre Sozza ne sanctionne finalement pas cette intervention, et l’assistance vidéo ne demande pas de révision.

L’ancien arbitre et consultant Luca Marelli estime pourtant qu’un carton jaune aurait été justifié. Il reconnaît que la hauteur du contact pouvait faire envisager une faute grossière, mais souligne un élément déterminant : le pied du Néerlandais glisse rapidement après l’impact. Selon son analyse, ce détail ne permet pas de retenir le seuil nécessaire à une exclusion directe.

Cabal et Woltemade réclament chacun un penalty

La Juventus connaît également deux situations litigieuses dans la surface adverse. À la 28e minute, Juan Cabal tombe après qu’Olivera lui a marché accidentellement sur l’arrière de la chaussure. Le défenseur réclamait une sanction, mais Sozza laisse le jeu se poursuivre. Après vérification, la VAR confirme cette décision. Pour Marelli, le contact existe, mais il reste trop léger et insuffisant pour justifier un penalty.

À la 73e minute, Nick Woltemade réclame à son tour un penalty après un contact avec Olivera dans la surface. L’action intervient sur un centre de Koopmeiners depuis le côté droit. L’attaquant turinois s’écroule, mais l’arbitre ne désigne pas le point de penalty. L’analyse de Marelli rejoint cette décision : le défenseur place un bras sur son adversaire, sans véritablement le retenir ni commettre une faute suffisamment caractérisée.

Marianucci expulsé après une deuxième faute sanctionnée

Le principal tournant disciplinaire intervient à la 75e minute. Luca Marianucci intervient en retard sur Cabal et marche clairement sur son pied. Déjà averti, le défenseur reçoit un deuxième carton jaune de la part de Sozza et doit quitter ses partenaires. Cette fois, la décision arbitrale ne laisse guère de place à la contestation.

D’autres interventions ont également retenu l’attention pendant la rencontre. Douglas Luiz a reçu un avertissement dès la 17e minute pour une faute sur Rafa Marin, une sanction jugée sévère par Marelli. Quelques minutes plus tard, Lucumí a été averti pour avoir stoppé une contre-attaque de Lucca, avant d’échapper à un deuxième carton jaune sur une intervention dangereuse à hauteur du cou du même adversaire.

Cette succession de décisions illustre la difficulté de l’arbitrage dans une affiche où chaque détail compte. Entre le contact de Koopmeiners, les deux appels de la Juventus et l’expulsion de Marianucci, Sozza a dû gérer plusieurs situations sensibles. L’analyse de Marelli met surtout en évidence la différence entre un contact dangereux en apparence et une intervention répondant réellement aux critères d’une exclusion ou d’un penalty.