Ruben Amorim a parfaitement négocié son premier derby milanais sur le banc de l’AC Milan. Opposés à l’Inter de Cristian Chivu le 31 octobre, les Rossoneri se sont imposés 3-1 à San Siro grâce à une première période particulièrement maîtrisée. Au-delà du résultat, cette victoire porte la marque des choix tactiques du technicien portugais, qui a su exploiter les faiblesses de son adversaire et mettre ses joueurs offensifs dans les meilleures conditions. Trois décisions ont notamment pesé dans cette démonstration collective.
Un début de match qui a immédiatement déstabilisé l’Inter
Le Milan n’a pas attendu pour prendre les commandes de la rencontre. Christian Pulisic a ouvert le score dès la quatrième minute, avant qu’Adrien Rabiot ne double la mise à la 10e minute. Deux réalisations qui ont placé l’Inter dans une situation délicate et récompensé l’entame ambitieuse des hommes d’Amorim.
La réaction nerazzurra est toutefois arrivée. Alessandro Bastoni a réduit l’écart à la 22e minute sur corner, après une déviation de Manuel Akanji. L’Inter a ensuite connu sa meilleure période, en mettant davantage de pression sur son rival. Mais Mike Maignan et la défense milanaise ont résisté. Juste avant la pause, Diego Moreira a finalement redonné deux buts d’avance aux Rossoneri sur un superbe coup franc à la 43e minute.
Musah et Modric, deux rôles complémentaires au milieu
Le premier choix important d’Amorim a concerné l’organisation de son entrejeu. En titularisant Yunus Musah aux côtés de Luka Modric et en lui confiant notamment la responsabilité de gêner Hakan Çalhanoğlu, le Portugais a cherché à réduire l’influence du milieu de terrain turc dans la construction nerazzurra.
Cette organisation a également permis à Modric de disposer de davantage de liberté pour orienter le jeu et se déplacer vers les côtés. L’expérience du Croate a ainsi constitué un atout précieux pour faire progresser les attaques milanaises et alimenter les joueurs offensifs.
La confiance accordée aux jeunes et la liberté des joueurs offensifs
Autre décision remarquée : la titularisation de Diawara, âgé de seulement 20 ans. Amorim a privilégié ce qu’il observe au quotidien à Milanello plutôt que l’expérience ou la réputation de ses joueurs. Le jeune défenseur a participé à un dispositif qui a limité les possibilités de l’Inter sur les côtés, malgré quelques situations dangereuses en première période.
Enfin, le technicien portugais a su libérer Diego Moreira et Adrien Rabiot d’une partie des responsabilités défensives dans les transitions. Ce choix a permis aux deux joueurs de peser davantage dans les phases offensives. Moreira a été particulièrement décisif avec deux passes à l’origine des buts de Pulisic et Rabiot, puis sa réalisation sur coup franc. Rabiot, lui, a apporté son impact et sa capacité à se projeter.
Un succès qui relance les ambitions milanaises
Cette victoire 3-1 prend également une dimension particulière après la défaite concédée face à Bologne quelques jours auparavant. Le Milan a montré une capacité de réaction importante, tout en affichant une maîtrise collective qui pourrait compter dans la suite de la saison. Pour retrouver le contexte de cette rivalité, les supporters peuvent également revenir sur le retour des tifos à San Siro lors du derby milanais.
Pour Cristian Chivu, cette rencontre représente en revanche un premier revers en championnat cette saison. Malgré une réaction après les deux premiers buts encaissés, son équipe n’a pas réussi à reprendre le contrôle du match. Les choix d’Amorim, notamment dans la gestion du milieu et la liberté laissée à ses éléments offensifs, ont fait la différence. Le Milan tient ainsi une victoire de prestige et un signal encourageant pour la suite de son exercice.
Ce derby avait aussi été précédé de prises de parole du camp nerazzurro, notamment celle de Manuel Akanji, qui avait évoqué les enjeux de cette confrontation dans son avertissement avant le derby contre l’AC Milan.