Emiliano Martínez n’a toujours pas digéré la défaite de l’Argentine face à l’Espagne en finale de la Coupe du monde 2026. Dans un entretien accordé à l’émission Los Edul, le gardien argentin a assuré que son équipe serait capable de battre les champions du monde espagnols lors d’une nouvelle confrontation. Il a également reconnu que l’équipe de France affrontée en 2022 lui avait inspiré davantage de crainte. Des déclarations accompagnées de révélations sur les blessures qui ont marqué son dernier Mondial.
La France de 2022, un adversaire plus impressionnant que l’Espagne
Quatre ans après le sacre argentin au Qatar, Emiliano Martínez garde un souvenir particulièrement fort de la finale remportée contre les Bleus. Malgré la victoire de son équipe, le gardien estime que la sélection française représentait une menace plus intimidante que l’Espagne championne du monde en 2026.
Cette comparaison intervient après la finale du 19 juillet 2026, perdue par l’Argentine face à la Roja (1-0 après prolongation). Ferran Torres avait inscrit le but décisif à la 106e minute, privant l’Albiceleste d’un deuxième titre mondial consécutif.
Martínez ne conteste pas la supériorité espagnole lors de cette rencontre. Il reconnaît que les joueurs de Luis de la Fuente ont mérité leur victoire. En revanche, il reste convaincu que l’issue serait différente si les deux sélections se retrouvaient aujourd’hui. Une conviction personnelle qui témoigne de son envie de revanche, sans constituer une prédiction certaine sur un éventuel prochain duel.
Une finale que Martínez imaginait gagner aux tirs au but
Le gardien argentin est également revenu sur les derniers instants de cette finale. Selon lui, l’Argentine aurait eu toutes ses chances si la rencontre s’était prolongée jusqu’à une séance de tirs au but.
Spécialiste de cet exercice, Martínez explique qu’il se sentait particulièrement confiant ce jour-là. Il avait le sentiment de pouvoir repousser les tentatives espagnoles. Mais le but de Ferran Torres en prolongation a empêché les Argentins de vérifier cette intuition.
Cette frustration reste présente plusieurs mois après la compétition. Pour Martínez, la défaite ne remet toutefois pas en cause la capacité de l’Argentine à rivaliser avec les meilleures sélections internationales.
Une Coupe du monde disputée avec un doigt fracturé
Au-delà de ses déclarations sur l’Espagne et la France, le portier a dévoilé les difficultés physiques rencontrées pendant la Coupe du monde 2026. Il affirme avoir disputé l’intégralité du tournoi avec un doigt fracturé, une blessure contractée lors de la finale de la Ligue Europa.
Sa préparation avait été profondément perturbée. Pour protéger sa main, les médecins lui avaient installé une attelle. Pendant les premières semaines, Martínez devait même adapter ses entraînements et effectuer certaines plongeons avec un seul bras.
Le sélectionneur Lionel Scaloni lui avait maintenu sa confiance, à condition qu’il soit transparent sur son état physique. Le gardien raconte avoir progressivement retrouvé des sensations plus normales avant la finale, sans être totalement débarrassé de sa blessure.
Une intervention chirurgicale pourrait désormais être nécessaire pour traiter durablement les séquelles de cette fracture.
Après une grave blessure au visage, l’Argentine reste sa priorité
Martínez a également évoqué un violent choc subi lors d’une rencontre de Premier League contre Everton. Le gardien raconte avoir perdu connaissance et ne conserver aucun souvenir immédiat de l’incident. Il fait état de trois dents perdues et de la pose d’une plaque métallique à l’hôpital.
Malgré ces épreuves, son objectif reste de retrouver rapidement la sélection argentine. Il souhaite pouvoir effectuer son retour lors de la prochaine trêve internationale, même si cette intention ne constitue pas encore une confirmation de sa disponibilité.
Le gardien a enfin évoqué l’influence de Lionel Messi sur sa carrière. À ses yeux, l’ancien capitaine argentin a transmis à ses coéquipiers une manière d’aborder les échecs et de rebondir après les moments difficiles. Une relation déjà au cœur de l’hommage de Martínez à Lionel Messi.
À 34 ans, Emiliano Martínez ne semble donc pas prêt à tourner la page internationale. Entre la frustration de la finale perdue contre l’Espagne, les souvenirs du sacre face à la France et les blessures à surmonter, le gardien conserve une ambition intacte : continuer à défendre les couleurs de l’Argentine tant que son état physique le lui permettra.