Le FC Barcelone ne fera pas l’objet de poursuites dans le cadre de la plainte déposée en Espagne concernant son partenariat commercial avec la République démocratique du Congo (RDC). Le parquet espagnol a décidé de classer le dossier, estimant que les faits dénoncés se seraient déroulés hors du territoire espagnol. Une décision qui met fin aux investigations préliminaires menées en Espagne, sans pour autant répondre aux interrogations soulevées autour de ce contrat de sponsoring estimé à 44 millions d’euros sur quatre saisons.
Un partenariat de 44 millions d’euros au cœur de la polémique
Annoncé en juillet 2025, l’accord entre le gouvernement congolais et le FC Barcelone avait pour objectif de promouvoir l’image du pays africain à travers le sport et la culture. En contrepartie de cette collaboration, le slogan « Democratic Republic of the Congo, Heart of Africa » devait notamment apparaître au dos des équipements d’entraînement des équipes professionnelles du club catalan.
Le montant du partenariat, évalué à 44 millions d’euros sur quatre saisons, a rapidement suscité des interrogations. Les plaignants soupçonnaient notamment un éventuel recours à des fonds publics congolais sans appel d’offres préalable ni autorisation du Parlement de la République démocratique du Congo.
Le parquet espagnol estime ne pas être compétent
Une plainte avait conduit les autorités espagnoles à ouvrir des investigations préliminaires afin d’examiner les circonstances de cet accord. Mais la procédure n’a finalement pas été poursuivie. Selon les informations rapportées le 29 octobre 2026 par la Cadena SER, le parquet a décidé de classer la plainte au motif que les faits concernés ne se seraient pas produits en Espagne.
La question de la compétence territoriale a donc été déterminante. Les autorités espagnoles considèrent ne pas disposer des prérogatives nécessaires pour enquêter sur des faits qui relèveraient d’un autre territoire. Cette décision ne constitue toutefois pas un jugement sur la régularité du contrat ni une conclusion établissant que toutes les accusations étaient infondées.
Les interrogations autour du contrat restent ouvertes
Ce classement met un terme à cette procédure préliminaire en Espagne, mais ne tranche pas le débat sur les conditions de négociation du partenariat et l’utilisation éventuelle de ressources publiques. Le parquet n’a pas rendu de décision sur le fond des soupçons évoqués par les plaignants.
Pour le FC Barcelone, cette décision constitue néanmoins la fin d’un dossier judiciaire espagnol susceptible de ternir l’image de son partenariat avec la RDC. Le contrat, prévu sur quatre saisons, avait placé le club au centre d’une controverse dépassant largement le cadre sportif.
Il faudra donc distinguer deux éléments : la plainte espagnole est classée pour une question de compétence territoriale, mais les interrogations politiques et financières entourant cet accord de 44 millions d’euros ne trouvent pas, avec cette décision, de réponse définitive.