Les fans de football franciliens sont en émoi alors que le feuilleton autour de la vente du Chelsea FC prend une tournure inattendue. Roman Abramovich, ancien propriétaire des Blues, n’est pas obligé de reverser la totalité des 2,35 milliards de livres générés par la vente à des œuvres caritatives. Une grande partie de cette somme est destinée à rembourser des dettes considérables liées à une société d’investissement.
Une promesse caritative mise à mal
Alors que la vente du club à Blueco 22 Ltd avait suscité beaucoup d’espoir pour les victimes de la guerre en Ukraine, les derniers rapports financiers indiquent qu’Abramovich ne doit reverser que 987 millions de livres à une fondation caritative. Cette somme est bien en dessous des attentes de ceux qui espéraient que l’intégralité des fonds serait allouée à l’aide humanitaire.
Des dettes internes qui pèsent lourd
Le montant obtenu lors de la vente est obscurci par des dettes internes colossales, notamment 1,4 milliard de livres dues à Camberley International Investments, une entreprise basée à Jersey. Ces dettes, héritées de l’ère d’Abramovich, doivent être réglées avant que la somme nette accessible puisse être déterminée.
Des tensions juridiques croissantes
La situation se complique encore avec des litiges en cours entre les avocats d’Abramovich et le gouvernement britannique. Ce dernier entend imposer des restrictions strictes sur l’utilisation des fonds, insistant sur le fait qu’ils doivent être dépensés en Ukraine, contrairement au souhait d’Abramovich d’étendre l’aide à toutes les victimes du conflit.
La pression gouvernementale monte
Le Premier ministre a clairement fait savoir que si un accord n’est pas trouvé d’ici le 17 mars, il pourrait envisager de saisir les fonds de 2,35 milliards de livres qui sont actuellement gelés. Pendant ce temps, ces sommes continuent de générer d’importants intérêts, suscitant des interrogations sur la gestion de ces ressources financières par l’ancien propriétaire.