Le départ anticipé de Nils Schmadtke pourrait raviver les divergences au sein de la direction du Bayern Munich. Alors que Christoph Freund travaille à identifier son successeur au poste de chef du recrutement, Max Eberl ne serait pas convaincu par le profil privilégié par son collègue. Le nom de Christopher Vivell, actuellement responsable du recrutement à Manchester United, serait notamment au cœur des discussions.
Christopher Vivell, le candidat privilégié par Christoph Freund
Nils Schmadtke doit quitter le Bayern à la fin du mois de janvier 2027, plusieurs mois avant l’échéance initialement prévue. Pour préparer cette succession, Christoph Freund aurait identifié Christopher Vivell comme son candidat favori. Les deux hommes se connaissent depuis leur collaboration au RB Salzbourg, où Vivell avait notamment occupé des responsabilités dans le recrutement.
Âgé de 39 ans, Vivell possède également une expérience au RB Leipzig et à Chelsea, avant de rejoindre Manchester United pour superviser le recrutement. Son bilan chez les Red Devils est toutefois présenté comme mitigé. Son profil ne ferait désormais plus l’unanimité à Munich.
Max Eberl réticent à l’idée de renforcer la filière RB
Le désaccord supposé concernerait notamment les références de Vivell dans l’environnement Red Bull. Max Eberl, membre du directoire chargé du secteur sportif et supérieur hiérarchique de Freund, ne serait pas favorable à l’arrivée d’un nouveau responsable issu de cette sphère. Une réserve qui pourrait compliquer le choix du futur chef du recrutement.
Cette situation intervient dans un contexte où les relations entre les deux dirigeants ont déjà fait l’objet de nombreuses interrogations. Des divergences avaient notamment été rapportées en avril 2026, au point que certains commentaires évoquaient une collaboration difficile. Christoph Freund avait alors fermement démenti ces tensions, assurant que le fonctionnement interne était très satisfaisant.
Le départ de Schmadtke fragilise-t-il Max Eberl ?
La succession de Schmadtke représente également un enjeu personnel pour Eberl. Ce dernier avait contribué à son arrivée à Munich en octobre 2024 et aurait soutenu son maintien au sein de l’organigramme jusqu’à l’été 2027. Le départ anticipé de ce collaborateur constitue donc une perte pour le dirigeant bavarois.
La position de Schmadtke était néanmoins devenue de plus en plus fragile en interne depuis plusieurs mois. Des accusations de transmission d’informations confidentielles à la presse avaient également circulé. Le responsable du recrutement les a catégoriquement rejetées, affirmant n’avoir jamais divulgué de renseignements internes ni manqué de respect aux personnes placées sous sa responsabilité.
Pour le Bayern, l’enjeu est désormais de trouver un successeur capable de s’intégrer dans l’organisation sportive du club. Si les divergences rapportées entre Eberl et Freund se confirment, ce recrutement pourrait devenir un nouveau test pour une direction dont la collaboration reste officiellement présentée comme satisfaisante.