La polémique autour du penalty obtenu par Kylian Mbappé face au Racing Santander prend une nouvelle dimension. Le Comité technique des arbitres espagnols (CTA) doit examiner l’action lors de sa réunion du lundi 2 novembre, après les nombreuses contestations suscitées par la décision de José Luis Munuera Montero. Deux questions sont au centre des discussions : le contact de Mateo Prati était-il suffisant pour justifier un penalty et l’assistance vidéo aurait-elle dû intervenir ?
Le contact entre Prati et Mbappé au cœur du débat
La situation s’est produite à El Sardinero, lorsque l’attaquant français est tombé dans la surface après un contact avec le défenseur du Racing. L’arbitre central a immédiatement désigné le point de penalty. Une décision qui a provoqué la colère des joueurs et des supporters locaux, tandis que le VAR, dirigé par Luis Mario Milla, n’a pas demandé de vérification sur l’écran de contrôle.
Le débat ne porte donc pas uniquement sur l’existence d’un contact. Les membres du comité doivent également déterminer si celui-ci présentait une intensité suffisante pour justifier une sanction et si l’absence d’intervention vidéo respectait le protocole. En effet, lorsque le VAR considère qu’un contact existe, même léger, il ne peut normalement intervenir que si la décision arbitrale constitue une erreur claire et manifeste.
Cette controverse avait déjà alimenté les discussions autour du penalty accordé à Mbappé contre Santander. L’examen du CTA pourrait apporter un éclairage supplémentaire sur la manière dont les arbitres espagnols interprètent ce type de contact dans la surface.
Le derby basque également au programme
La commission ne se limitera pas à la rencontre du Real Madrid. Elle doit aussi étudier le penalty accordé à l’Athletic Bilbao contre la Real Sociedad après un contact entre Aramburu et Nico Williams. Cette action avait permis aux Basques d’obtenir un penalty, sans intervention corrective de l’assistance vidéo.
La technologie du ballon intelligent Kinexon a également été évoquée dans cette séquence. Les données diffusées pendant la retransmission indiquaient que le joueur de la Real Sociedad n’avait pas touché le ballon. L’arbitre Alejandro Hernández, bien placé pour observer l’action, n’avait donc pas été invité à consulter les images.
Le but de Getafe fait aussi l’objet de discussions
Un troisième incident sera examiné : le but controversé de Getafe après un contact entre Andrés García et Manu Bueno. L’arbitre García Verdura avait initialement sifflé une faute à la demande de son assistant, mais son intervention était intervenue après la conclusion de l’action offensive. Le VAR avait ensuite estimé que le contact ne constituait pas une faute et que le but devait être validé.
Ces trois situations illustrent les difficultés rencontrées par l’arbitrage espagnol dans l’interprétation des contacts et l’utilisation de l’assistance vidéo. Les échanges entre Munuera Montero et la salle VAR lors d’une autre intervention dans le match du Real Madrid, concernant le penalty finalement annulé pour une main d’Aurélien Tchouaméni, permettent également de mieux comprendre les différences de traitement entre les deux actions. Les échanges entre l’arbitre et le VAR avaient notamment mis en évidence le rôle de l’assistance vidéo dans cette seconde décision.
Les conclusions du comité restent attendues. Aucune décision définitive concernant la validité du penalty de Mbappé n’est établie à ce stade. Les actions retenues pourront également être présentées lors des séquences hebdomadaires « Tiempo de Revisión », consacrées à l’analyse des décisions arbitrales en Liga.